Hyper industrialisation, hyper consommation, hyper médiatisation, on détruit la planète : le monde est en plein chaos, l’homme doit s’adapter pour suivre et retrouver ses origines.
Les Monstroplantes baignent là-dedans, fascinés par la science-fiction, les mangas et bandes dessinées tous azimuts. Ils gardent un vague souvenir de cette série franco-américaine « Jayce et les conquérants de la lumière », dans laquelle on croisait des Monstroplantes, espèces mi-végétales mi-animales, sorties par erreur d’un laboratoire, dotées d’intelligence et habitées par la Lumière noire. En ce 3ème millénaire, les Monstroplantes sont bien de retour, transformés en hommes-musiciens qui manient aussi bien la trompette, le sax, les percus que les boucles électro et autres bruitages sonores. Huit, pardon neuf si l’on compte leur monsieur son, savants fous prêts à toutes les extrémités pour exploser les limites d’une musique mutante qui ose mélanger beats électro et sons organiques, cuivres et machines. Vous suivez ?
Les Monstro sont aléatoirement aussi un collectif de musiciens, plus ou moins lyonnais, d’horizons multiples et variés (jazz, classique, world), sortis pour certains de conservatoire, d’autres musiciens de culture orale. On y croise Dr Seb (sax tenor), activiste remarqué de la scène lyonnaise depuis ces dix dernières années (Peuple de l’Herbe, Mo’jazz beats, Dawamesk) ou Ludo « Furious » Vernu (trompette/trombone) déjà vu aux côtés de Meï Teï Shô. Il y a aussi Devarajen « Mag » Mooken (congas, djembé, bong etc.) qui maîtrise les rythmes du monde entier, le sousaphone de Tanguy « Tang » Moucheboeuf qui fait vrombir les basses puis bien sûr Laskakad, DJ et scratcheur, tout aussi à l’aise avec sa guitare électrique quand il faut balancer du rock’n’roll. Sans oublier la voix tour à tour suave, épineuse et féroce de Julien « Soopajud » Burel qui habite tout l’album et lui donne une vraie pulsation soul.
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